Acalmie.
La tête enfin hors de l'eau ce matin,
Après avoir évité la noyade par deux fois ces dix derniers jours,
C'était hier soir l'heure la plus difficilede toute l'année.
L'heure précédente l'année où je me réveille ce matin.
Seul devant le divertissement télévisé le plus entendu,
Forcé d'admettre un autre échec à l'examen de fin d'année,
Esquissant à peine trois demi-plissements de lèvre
Dans ma barbe de deux semaines,
L'esprit tordu tordu rattrapant le coeur d'enfant agonisant
qui lui voulait bien rigoler.
L'esprit réalisant que c'est un sourire vain en les quatre murs,
D'une prison construite de toutes pièces par moi-même pour moi-même.
Murs construits tout autour en bas et en haut,
Pour me protéger ou protéger les autres de ma folie,
Il y a si longtemps, je ne sais même plus.
Non, si vous me demandez,
Hier je n'étais pas à même de juger la réussite ou l'échec
Du spectacle télévisuel proposé.
Non, hier il n'y a sans doute rien au monde,
Qui aurait pu me faire rire.
Quelques nauses sporadiques çà et là,
Signe que le mal de l'âme rejoignait son corps,
Je n'attendais simplement que la foutue vague passe,
Il s'en est fallu de peu,
J'ai failli manquer d'air.
Quelques rayons de soleil filtrent ce matin,
Merci à moi, malgré tous mes faiblesses,
D'avoir tant foix, malgré tout, en l'avenir.
Ouf! Un poids vient de disparaître subitement.
Je crois ça ira, hissez les voiles, cap en avant.
