mercredi 24 janvier 2007

Aus Den Ruinen

( Depuis les ruines --- mais je dirais plutôt au coeur de l'abyme )
( Nom de la pièce qui devrait jouer discrètement en arrière plan du groupe 'L'âme Immortelle')
( Aussi similaire: 'Auferstanden aus Ruinen' (se relevé des ruines) nom de l'hymne national de l'ex. allemagne de l'est.)


Ramassis de pensés grises-noires-trashs des derniers jours, servies toutes sombres et pêle-mêle, comme dans la tête de son auteur.

Ce billet aurait dû se retrouver, caché, ici. Mais la créature n'ayant rien avalée depuis déjà trois jours...je risque donc de le poster ici...

«Nicolas, maintenant que tu t'as terminé avec 'A' tu pourrais finir 'B' le plus tôt possible???»

Ce soir je me sens tout brisé. Je me suis démené, donné tout entier probablement rendu malade pour un projet finalement insignifiant dans une compagnie insignifiante dans le seul but de vendre quelques bébelles insignifiantes de plus. Non, je ne me suis pas donné pour sauver quelques parcelles d'humanité, ni pour aider quelqu'un dans le besoin ou redonner son sourire à un enfant qui l'avait perdu, je me suis donné que pour faire tourner une machine à dollars, une machine qui n'en rapporte même pas beaucoup soit dit en passant.

Pourquoi j'accepte donc si facilement cette pression pourtant malsaine? La réponse est aussi triste que pathétique. Ce boulot merdique c'est tout ce que j'ai dans la vie. Si je ne travaillais pas pour m'occuper l'esprit, la machine à sombrer fonctionnerait à plein régime et j'aurais sans doute raison d'avoir peur pour ma vie. Je me sens prisonnier et dépendant à la fois. Je n'ai que si peu de vie, que tout ce qui m'occupe c'est ce maudit travail. Les vendredis et les jours de congé sont de véritables supplices que je redoute chaque fois plutôt que de les attendre avec hâte comme tout le monde. Je passe généralement les fins de semaine isolé, tout seul. Les soi-disant amis étant 45 fois sur 52 toujours débordés ou trop occupés. Je tente quelquefois, malgré tout, l'aventure hors de chez moi, mais tout seul, sans avoir le choix, faute d'amis ce n'est que rarement plaisant. Mes soirées se résument solitaires et j'en reviens habituellement avec le moral plus bas qu'il ne l'était. Pour seuls rarissimes contacts humains quelques clavarderies éparses qui ne finissent jamais à se transporter hors du cyber espace et qui, je ne suis pas fou, sont bien loins de la réalité de véritables contacts humains. Lorsque je m'arrête tout à fait, je réalise que je ne suis pas du tout où j'aimerais être dans ma vie ni entrain de faire ce que j'aimerais vraiment.

J'ai connu une fille l'an dernier, la seule d'ailleurs. Un jour elle me dit comme ça: «Je suis exactement là où j'espérais être, mon travail, ma vie, mes amis, ma famille...» En une seconde, j'ai su que mon temps avec elle était compté. J'étais à des années lumières de sa réalité, de pouvoir prononcer ces mêmes mots. Je savais que je ne pourrais cacher bien longtemps le vide profond tout autour de moi, elle qui m'était si diamétralement opposée, si bien entourée. De ces mains tout prenait vie, des miennes tout se brise, se meurtt.J'avais raison, il n'y eu après cela plus beaucoup de jours, le tout petit nous se mit à fondre trop rapidement pour qu'aucune parade ne soit possible.


Ce soir je n'ai plus d'énergie ou presque, plus d'entrain, plus rien. C'est une journée -5 dans mon échelle personnelle qui couvre un spectre de -5 à +5. Ces journées-là, même les hormones toujours tant le tapis on a même pas le coeur à se branler, c'est tout juste si on peut manger un petit quelque chose. Le travail n'avance plus. Je parie même que le corps se meurt et vieillit deux fois plus rapidement.

Ces jours-là sont d'autant plus difficiles que je n'ai personne vers qui me tourner pour sentir une main sur l'épaule ou un bon mot pour nous faire passer la journée. Mais avec ce que je confie ici, sans doute est-il compréhensible que personne n'aie envie de m'avoir autour. Il faut donc jouer la comédie et cacher tous ces ennuies pour se mériter des vrais amis? Avoir de vrais amis, probablement que ces journées -5, -3 n'est seraient que -2, -1.

Mercredi dernier... ( billet rétroactif )

C'est journées là, tout devient nécessairement noir. Peut importe où, quoi, comment. Tout ce que l'on saisit meurt instantanément. Les idées s'assombrissent et forme un écran opaque imperméable à tout rayon bienfaiteur. Rien ni personne ne semble pouvoir y faire quoi que ce soit. Il n'y a peut-être qu'un peu de sommeil qui arrive à quelques résultats. Toutes les défaites nous reviennent plus écrasantes encore. Nous en découvrons même certains détails noirs qui nous avaient jusque-là échappés :

«Ah tiens, je me rends compte que toutes les filles que j'ai fréquentées plus ou moins longtemps m'ont toujours toutes trouvé un remplaçant rapidement, alors que moi ...»

«Ah tiens, quand je regarde ça, aucune fille n'a jamais versé de larmes pour moi....»

«Mes peines d'amour se sont toujours étiré beaucoup plus longtemps parce je n'ai jamais su leur trouver remplaçante rapidement.»

«Je dois être vraiment détestable, pas un seul cadeau de fête ou de noël ou de quoi que ce soit de qui que ce soit depuis des années.»

Si je ne possède que peu, j'ai quand même la connaissance des technologies de l'information. Je sais pertinemment qu'elle vient voir cette page presque chaque plus ou moins longtemps. Mais pourquoi donc, puisqu'elle ne se manifeste jamais alors qu'elle sème pourtant ses mots à des dizaines d'autres endroits. Salut à toi.

Ce soir je me suis baladé sur dix-neuf blogues dont quinze mentionnaient, homme et femmes, des rencontres éventuelles possibles. C'est le genre de chose que je redoutais bien de lire, puisque c'est plus fort que moi, je suis jaloux. Dans mon univers à moi, il n'arrive que rarement quoi que ce soit. Aussi lorsque je vois les gens normaux draguer, dans le métro, le bistro du coin, je me sens diminué et terriblement moins que rien.

Je ne meurs pas tout à fait, quelque chose me retient en vie, mais se garde de me redonner trop d'énergie, de pouvoir m'envoler. Je suis ses sables mouvants qui nous entraînent au fond. Plus on fait d'effort pour s'en libérer plus ils nous entraînent par le fond et moins il nous reste d'énergie.

Mardi dernier, autre billet rétroactif.

Non ce soir ce n'est pas la fameuse chanson 'Fix you' que j'écouterais, mais quelque quelque chose de plus violent. Ce soir, j'aimerais dépenser mes toutes dernières énergies devant un mur de brique à casser, briser, frapper et crier 'fuck you' à personne en particulier et tout le monde à la fois faute de savoir faire mieux. Seulement ensuite, les jointures ensanglantées je trouverais le sommeil, la paix pour ce soir.

Et puis, après un tel défoulement, le bonheur serait d'avoir une amoureuse compréhensive pour m'enlacer affectueusement et me pardonner mon manque d'entrain et cette rage de quelques instants. Ce soir il n'y aurait pas eu de sexe au programme, non ce soir j'aurais aimé m'endormir en fredonnant dans ma tête cette chansonnette d'enfant:

'Auprès de ma blonde, qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
'Auprès de ma blonde, qu'il fait bon dormir.'
...

Un baiser de sa part sur ma nuque m'aurait peut-être finalement arraché un petit sourire.

Avec l'aide d'une généreuse blogueuse, j'ai inventé un jeu sympa. Les résultats devaient se retrouver ici, mais je ne suis arrivé à rien jusqu'à maintenant tant ces derniers jours me m'ont été difficiles.

Je suis malade, je dois voir un médecin et composer avec la réalité des salles d'attentes. Déjà deux tentatives infructueuses de me glisser dans l'horraire d'un médecin.

Maintenant je dois dormir...il le faut vraiment...même plus la force de me relire, corriger :(